Histoire

Venir au Bagad Elven, c'est adopter un certain état d'esprit. Le groupe s'attache à assurer la formation et l'intégration, sur la durée, des nouveaux membres. L'essentiel de la formation est menée par les membres du Bagad lui-même, les plus chevronnés transmettant leurs connaissances à leurs cadets. Ils sont épaulés par des formateurs professionnels fournis par l'association qui fédère les bagadoù, Sonerion. Pour les débutants, le groupe organise une audition de fin d'année, qui est souvent pour eux la première occasion de jouer en public. Les nouveaux les plus avancés peuvent quand à eux se joindre à une partie des sorties, lors desquelles le Bagad assure des prestations musicales dont la qualité est reconnue à la fois par le public et les organisateurs, le plus souvent pendant les festivals de l'été.

Les sorties sont une source de revenus pour le Bagad, mais surtout un moyen de favoriser l'osmose entre les sonneurs, de découvrir des lieux et des évènements pour les plus jeunes. C'est aussi un facteur de promotion du groupe dans le Pays d'Elven, et de promotion de la commune à l'extérieur. Le Bagad se déplace régulièrement sur les cinq départements bretons, mais aussi plus ponctuellement en France et dans le monde, partout où se tiennent des festivals traditionnels. La rémunération des sorties est indexée sur la catégorie d'appartenance des groupes. La catégorie est déterminée par un concours en deux manches chaque année, sur cinq catégories. Après avoir été sur le podium de la troisième catégorie plusieurs années de suite, le Bagad a accédé à la seconde catégorie, puis à la première, entrant dans le cercle des quinze meilleurs groupes de Bretagne.

Le Bagad Elven est donc plus qu'un groupe de musique. C'est d'abord un groupe d'amis transgénérationnel, que chaque sonneur a intégré à différentes époques. Depuis 1977, les générations se succèdent et se superposent. Des vieux briscards aux derniers arrivés, tous participent à la vie du groupe tout au long de l'année, bénévolement, unis par une passion commune.

Bien que les sonneurs ne soient pas tous originaires de la commune et viennent parfois de loin (Rennes, Lorient, Brest, Nantes, Le Havre, Toulouse... Mexico!), le Bagad est centré sur Elven, où se trouve son siège social.

Avec 5500 habitants, Elven est une petite ville à la campagne, à 15 minutes du Golfe du Morbihan et de Vannes. Cette commune est riche d'un patrimoine naturel et culturel, avec le plus haut donjon octogonal de France, et de nombreux chemins de randonnée. L'activité des associations y est foisonnante, le bagad est l'une d'entre elles.

Site de la commune : http://www.elven.fr/


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Histoire

L'implantation humaine est très ancienne. En témoignent de nombreux mégalithes (menhirs, dolmens et autres nécropoles) disséminés sur les collines de Lanvaux qui dominent la vallée de l'Arz. Les nombreuses découvertes archéologiques couvrent les périodes de l'âge de bronze (Coët et Garff puis Bocolo et sa « cachette du Fondeur ») à la période gallo-romaine. Certaines de ces découvertes sont visibles au musée Gaillard à Vannes, comme la borne découverte à St-Christophe mentionnant l'empereur César Aurélien.
La région fut ainsi occupée par les Celtes, puis par les Romains, soucieux de contrôler l'axe Vannes-Angers.

La 1ère mention de « Plou Elven » est relevée dans le cartulaire de l'abbaye de Redon à la date de 910.
L'époque moyenâgeuse se déroule à l'ombre du château de Largoët, dont les premières implantations en bois remontent vers l'an 900 : le 1er seigneur d'Elven fut sans doute Derrien 1er, fils d'Alain le Grand. À cette dynastie succéda celle des Malestroit au Xllème siècle. À la fin du XIVème siècle, Jean III entreprit la construction du donjon octogonal. Un siècle plus tard, son gendre Jean Raguenal ajoute la petite tour ronde, puis le fief passe à la famille des Rieux dont on trouve les armes au-dessus de la porte d'entrée.
Au cours de la guerre des 2 roses, Henri de Richmond, héritier des Tudor, fuyant l'Angleterre, trouva un moment refuge à Largoët (1474-1476). De retour dans son pays en 1485, il fut choisi comme roi, après la mort de Richard III, sous le nom d'Henri VII. Ensuite brûlé et rasé en 1490, Largoët fut restauré grâce à l'aide d'Anne de Bretagne.

Plus tard, au fil des successions, Largoët connut de nombreux propriétaires dont Fouquet, surintendant du roi Louis XIV. A partir du XVIIème, le château, délaissé, s'est dégradé. Le registre des baptêmes de cette époque porte la signature du philosophe René Descartes venu parrainer l'un de ses neveux au château de Kerleau. Catherine Descartes, sa « nièce elvinoise », avait une plume de poète reconnue parmi les écrivains de l'époque dont Mme de Sévigné.

La révolution de 1789 fut pour Elven une période troublée : chouannerie, prêtres proscrits ou emprisonnés pour refus de prêter serment, faits de résistance avec Gambert et Cadoudal. Puis le calme revint, jusqu'à la dernière guerre, où Elven connut quelques épisodes de résistance : en 1941 eut lieu la première opération aéroportée, «l'opération Savanna », que commémore une stèle au bord de la route de Questembert, au départ de la route du Lenn. L'avenue des Martyrs de la Résistance rappelle les morts de cette période, dont les 3 fusillés de juillet 1944.

Après avoir connu l'exode rural, la commune se rurbanise aujourd'hui, sous l'influence de la proximité avec Vannes. Elven est devenue l'une des 24 communes de Vannes Agglo, et participe à la réflexion sur le projet de Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan.


Monuments

Les mégalithes les plus remarquables sont situés sur la commune voisine de Trédion

  • La Loge aux loups
  • La Roche Binet (pierre branlante)
  • Babouin et babouine

Châteaux et manoirs

  • Les Tours d'Elven, comprenant le plus haut donjon octogonal de France (XIIIe-XVIe siècles)
    Emaillée de noms célèbres tels qu'Henri VII roi d'Angleterre ou Fouquet, intendant de Louis XIV, cette forteresse du Moyen-Âge fut un décor de choix pour :
    - Le roman (roman d'un jeune homme pauvre, d'Octave Feuillet)
    - Le cinéma (Le Monocle Noir ; Lancelot du Lac ; Les Chouans...)
    - Des spectacles pyroscéniques qui, pendant plus de 11 ans, y ont fait revivre Lancelot, Merlin, Viviane, Arthur, Guenièvre, Tristant et Yseult.
    Le site officiel de la forteresse de Largoët : http://www.largoet.com
  • Le château de Kerfily
    Trois châteaux se sont succédés du XVe au XIXe siècle.
  • Le manoir de Kerleau
    Les ruines du premier manoir (XVe et XVIe siècles) subsistent aux côtés de l'édifice actuel, du XVIIIe. Ancienne propriété de la famille Descartes.
  • Le manoir de La Boissière
    Il succéderait à une villa Gallo-romaine. L'édifice actuel date de 1643.
  • Le manoir de Camarec (XVIe siècle)
  • Le manoir de Lescoët (1635, succède à un bâtiment du XVe siècle)
  • Le manoir de Quifistre est devenu le Presbytère (XVIe siècle, restauré au XIXe)

L'église Saint-Alban

Un choeur gothique...
Après l'invasion des Normands qui brûlèrent la 1ere église, probablement en bois, Even d'Elven reconstruisit, en 1121, une église romane qui dura jusqu'en 1525, où elle fut à nouveau détruite par un incendie. L'année suivante, le recteur, Bertrand de Quifistre, seigneur de Kerleau, édifiat une église gothique dont il reste aujourd'hui le choeur, classé par les Beaux Arts.

...et une nef néogothique.
En 1536, le frère et successeur de Bertrand de Quifistre reconstruisit la nef ; en 1642, Yves Audic la dote d'un clocher. Alors qu'en en 1825 l'ancien cimetière a été déménagé, en 1868, l'édifice menace ruine. Jacques Fresche s'attaque à la reconstruction de la nef actuelle, couronnée par le clocher terminé en 1877. La nouvelle église fut consacrée en 1879.

Les chapelles

  • La chapelle Saint Germain : XVIe siècle
    Saint-Germain était préfet d'Auxerre sous les romains, avant d'être évêque. Il prêcha en Angleterre vers 420, près du tombeau de Saint-Alban (le saint patron d'Elven). Ainsi la juxtaposition des cultes de Saint-Alban et de Saint-Germain a pu faire penser à la fondation d'Elven par des moines émigrés de ce qui deviendrait la Grande Bretagne actuelle.
  • La chapelle de Camaret : 1830. Elle comporte une fontaine du XVIe siècle.
  • La chapelle Saint-Christophe : XVe-XVIe siècles.
  • La chapelle Saint-Clément : XVe siècle.
  • La chapelle Sainte-Anne : 1902.

Plusieurs manoirs ont ou ont eu également une chapelle attenante, dont Largoët, Kerleau et Kerfily.

La commune compte également quantités de moulins, fontaines, fours à pains, calvaires disséminés sur son territoire. De même, les communes avoisinantes du Pays d'Elven ont leurs propres richesses : Monterblanc, Saint-Nolff, Sulniac, Trédion, Treffléan, La Vraie-Croix.

Mini-bibliographie :

  • Abbé E. Jeanroy. Si Elven m'était conté. 1980 (88 p.)
  • OILLIC Henri. Le Pays d'Elven. Le Faouët : Liv'éditions, 2005
  • GUILLOT Jean. La très riche histoire d'Elven. Gourin : Editions des Montagnes Noires, 2012 (91 p.)

Les origines

  • 1965 : Le Bagad d'Elven est une émanation du cercle celtique d'Elven créé en 1965 dans le but d'étudier et de maintenir la culture traditionnelle bretonne avec notamment une section danse et une autre de lutte bretonne. Dès le départ l'intérêt pour la musique a été très vif. Depuis cette période, beaucoup de musiciens y sont passés, entre autre Alain Le Brun, Daniel Jégo ...

  • 1977 : La création du bagad fut effective en 1977. Le bagad démarra sous l'égide de l'ADDM 56.
  • 1984 : Le bagad adhère à la BAS, et se présente au concours départemental à Saint-Yves-Bubry en 4ème catégorie suivant les conseils de Jean-Yves Latry.
  • 1988 : Le bagad accède à la troisième catégorie.

La seconde puis la première catégorie

  • 1991 : Avec l'aide précieuse de Nathalie Drant et de Christian Méhat, le groupe parvient en 2nde catégorie.

Ludingworth

  • Après plusieurs années difficiles à cause d'un effectif trop restreint, le groupe choisit de concourir de nouveau en troisième catégorie pour faciliter l'intégration des jeunes. Le bagad privilégie donc la formation, ce qui s'est révélé payant : 80 sonneurs adhèrent à l'association ce qui permet la création du bagadig.
  • 2001 : Le bagad fête ses 25 ans, le bagadig effectue ses premières prestations
  • 2004 : Démarrage d'une collaboration avec Roland Becker, qui deviendra de plus en plus étroite
  • 2005 : Sortie d'un premier disque, "Un dimanche à Elven".
  • 2009 : Sortie du second Opus, "2 - Mémoire d'aujourd'hui"
  • 2009 : Elven retrouve la seconde catégorie
  • 2013 : Première participation du Bagad en première catégorie
  • 2017 : Retour en seconde après 5 années en première
  • 2018 : Collaboration avec Alan Simon, pour l'opéra rock "Chouans"

 

L'association aujourd'hui

Le bagad privilégie deux axes :

  • La formation, au niveau du canton, permet de préparer l'avenir : c'est le sens de la création du bagadig et de l'école de musique. L'effectif de l'association tourne actuellement autour d'une centaine de sonneurs.
  • Le plaisir de jouer, avec une préférence pour les concerts, est l'autre axe développé par le groupe. Le bagad présente son travail au public lors de multiples sorties, concerts, festivals et voyages. Ces sorties servent au financement des activités du groupe (cours, achats de matériel...) mais en sont aussi le cœur. Les déplacements sont un élément majeur de la vie du bagad et permettent un contact privilégié avec le public.
    Ces derniers temps, le Bagad s'est produit en Allemagne et en Chine (2013), en Espagne (2014) et en République Tchèque (2018).

Les projets actuels :

  • Consolider le niveau musical du Bagad
  • Faire progresser le Bagadig
  • Assurer l'avenir par le recrutement et la formation
  • Augmenter le nombre de nos partenaires et mécènes

Allemagne, Basse Saxe (2013)
Chine, Beijing-Qingdao-Shanghai (2013)
Espagne, Candas (2014)

L'opéra rock
L'opéra rock "Chouans" d'Alan Simon (2018)
Nuit Interceltique à Lorient (2018)
Nuit Interceltique à Lorient (2018)
République Tchèque, Strakonice (2018)
République Tchèque, Strakonice (2018)